Elections législatives 2012 : pour la première fois, les français établis à l’étranger seront représentés

Elections législatives en 2012 : pour la première fois, les français établis à l’étranger seront représentés.

La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 introduit la représentation à l’Assemblée nationale des français établis a l’étranger. Onze circonscriptions ont été créées et chacune d’elles sera représentée par un député élu pour un mandat de 5 ans.

Ainsi, pour la première fois, les 10 et 17 juin 2012, les français établis à l’étranger pourront voter aux élections législatives et élire leurs députés.

Quelle ne fut pas notre surprise, lorsqu’au hasard de nos recherches, nous tombâmes sur le BLOG de Pierre-Yves Le Borgn‘, candidat PS à ces élections. Surprise agréable qui nous a redonné un peu d’espoir lorsque nous avons découvert les grands thèmes de sa campagne :

En période d’élection présidentielle, nous avons un peu trop tardivement appris que François Hollande prévoyait un meeting à Rouen pour le 15 février 2012. Nous avons alors tout de suite tenté de contacter son équipe par courriel que nous avons adressé en copie à Pierre-Yves Le Borgn‘.

Ce dernier nous a immédiatement répondu et s’est proposé de tenter sans garantie, étant donné l’échéance très proche du meeting, de nous obtenir un entretien avec François Hollande (on pouvait toujours rêver) ou son chef de cabinet de campagne, Faouzi Lamdaoui.

Nous n’avons malheureusement rencontré personne, mais nous pouvons maintenant compter sur le soutien de Pierre-Yves Le Borgn‘ avec qui nous sommes en contact et nous comptons sur lui pour rappeler aux socialistes et particulièrement à François Hollande, qu’il est temps de venir en aide à des milliers d’enfants…

Bonne chance M. Le Borgn’.

Patrick et Elvin

Elvin est un petit garçon européen franco-allemand, né à Toulouse le 2 février 2003…

Son papa s’appelle Patrick, il est européen français…

Sa maman s’appelle Natalie, elle est européenne (enfin, on le croyait) mais surtout allemande…

La famille faisait partie de la communauté allemande installée en région toulousaine autour du pôle aéronautique censé représenter la réussite de la coopération européenne…

Natalie a quitté Patrick brusquement le vendredi 13 décembre 2002, après 22 mois de vie commune, alors qu’elle était enceinte de 7 mois, et au lendemain d’une échographie qui s’était merveilleusement bien passée, et où le papa et la maman avaient pu voir sur l’écran un beau petit bébé qui suçait son pouce en remuant doucement.

Dès que Natalie a eu franchi la porte de la maison de ses parents, il n’a plus été possible pour Patrick d’avoir de ses nouvelles, ni d’elle, ni de sa grossesse. Il lui a été dit qu’il ne devait plus appeler, que l’enfant appartenait désormais à la famille et à la nation allemande.

Le 29 décembre 2002, alors que Patrick téléphonait pour proposer à Natalie une rencontre à l’occasion du Nouvel An, celle-ci, entourée de toute sa famille dans sa maison de la banlieue toulousaine a refusé toute conciliation en affirmant « cet enfant est à NOUS, tu ne l’auras JAMAIS ».

Dès le lendemain de cette déclaration folle et monstrueuse (sachant que les droits du père ne sont pas d’AVOIR l’enfant, mais tout naturellement de le voir et de l’aimer), Patrick est allé en mairie faire une reconnaissance en paternité prénatale pour l’enfant à naître de Natalie.

Toutefois, des ondes mystérieuses ont dû passer entre le fils et le père car Patrick a eu un pressentiment quatre jours après la naissance du bébé et il est allé à l’état-civil de Toulouse où il a appris que son fils avait été déclaré « de père inconnu » afin qu’il porte le nom de la famille allemande.

Depuis, la vie de Patrick est un enfer car les autorités allemandes, bien que dûment averties de l’état-civil réel d’Elvin, qui a été rectifié par décision administrative du tribunal d’instance de Toulouse, refusent de prendre en compte les décisions françaises et soutiennent la famille allemande dans tout ce qu’elle commet :

  • Fausses déclarations à l’état civil français
  • Fausses déclarations au consulat d’Allemagne à Bordeaux pour faire établir pour Elvin un Kinderausweiss selon lequel il est exclusivement allemand et n’a pas de père
  • Déplacement illicite (on peut dire « enlèvement ») d’Elvin en Allemagne depuis le 2 avril 2003 pour le soustraire au père et à la justice française
  • Refus de laisser le père exercer son droit de visite pourtant obtenu en première instance (30 septembre 2003) et confirmé en appel (22 juillet 2004)

Il est très intéressant et utile de noter que tout ceci se passe « au nez et à la barbe » de la justice française qui assiste avec une impuissance complaisante aux manœuvres éhontées de la famille restée en France…

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Pour l’Allemagne, seuls les jugements rendus par les tribunaux allemands sont applicables

Le 10 août 2011, le quotidien Var Matin publiait Le drame (un de plus) que vit un papa toulonnais.

Pauline a eu trois ans le 11 juillet dernier. La fillette a soufflé ses bougies en Allemagne – où elle réside désormais avec Maria, sa maman -, loin de son papa Pierre, un médecin. « Je n’ai plus vu ma fille depuis presque dix mois. J’ai des droits de visite accordés par un jugement français et l’Allemagne refuse de l’appliquer. Je suis furieux. On est en train de couper tous les liens avec mon enfant. On la prive de sa famille et de sa culture française ! », ne décolère-t-il pas. Avec détermination, il se bat pour entretenir de minces relations avec sa fille…

Parce que Marie a déménagé d’une ville allemande vers une autre (150 km), on lui a retiré ses enfants qu’elle ne voit plus depuis 16 mois

Erwin et Astrid GEISS/DE CHANTERAC
Deux enfants français « enlevés légalement » par les autorités allemandes.

En 2010, Mme Galimard-Geiss vit à Sarrelouis (Allemagne) avec ses enfants dont elle a la garde par décision allemande de justice depuis 2007. Ne pouvant travailler en Allemagne, car elle n’a jamais pu obtenir la reconnaissance de ses diplômes français (maîtrise d’anglais), elle demande au père franco-allemand, Bernard Geiss de Chantérac, l’autorisation (obligatoire du fait de l’autorité parentale commune) de déménager avec les enfants 100 km plus au sud, à Kehl, toujours en Allemagne, afin d’achever ses études à Strasbourg et de pouvoir enseigner.

Le père refuse, sans motif.

La mère fait alors une demande officielle au juge qui ne peut, d’après la loi (liberté d’aller et venir sur le territoire allemand), lui refuser cette autorisation de déménager. Puis, pensant déménager bientôt dans un appartement meublé à Kehl, donne des meubles à sa soeur qui vient les chercher avec son mari à son domicile.

Les voisins de la mère, la voyant charger des meubles dans une camionnette, la dénoncent auprès du propriétaire et, plus tard, du père.

Sans aucune preuve, le père porte plainte contre la mère pour enlèvement d’enfants, alors qu’elle n’a pas encore déménagé (le 22 août 2010).

Deux semaines après la plainte du père (le 3 septembre 2010), la mère amène les enfants chez ce dernier pour la visite prévue.

A l’issue de la visite, le père refuse de rendre les enfants à la mère, comme le stipule le jugement de divorce. Il dépose une déclaration sur l’honneur auprès du tribunal, à peu près en ces termes :

« J’ai porté plainte contre la mère pour enlèvement d’enfants. La mère ignore l’existence de cette plainte. Mais lorsqu’elle apprendra qu’une procédure pénale est en cours contre elle en Allemagne, elle prendra peur et enlèvera certainement les enfants en France. Donc il faut protéger les enfants d’un enlèvement en me donnant le droit de garde exclusif »

Le piège était bien tendu. En 48 heures, la trappe se refermait : le juge allemand cautionnait l’enlèvement en donnant les pleins pouvoirs au père franco-allemand. Sans preuve, sans audience, sans appel possible.

Depuis, de nombreuses procédures annexes se sont succédées, toutes à la charge de la mère à qui elles étaient imposées, alors que la procédure en référé pour récupérer ses enfants semble bloquée : aucune nouvelle depuis septembre 2010.

Par deux fois, ses demandes en urgence pour avoir au moins un droit de visite ont été rejetées. Elle a même été condamnée à verser une pension alimentaire de près de 500 € par mois, alors qu’elle ne voit pas ses enfants et n’a aucun revenu.

Lorsque la plainte mensongère du père franco-allemand a enfin été classée, le juge allemand n’a pas rendu les enfants à la mère, qui n’a pourtant aucune charge contre elle.

La plainte de la mère française pour non-représentation d’enfants n’a jamais été traitée par le procureur allemand.

Au contraire, le juge allemand donne au père allemand tout pouvoir pour organiser la vie des enfants en Allemagne : droit de décider des soins médicaux, du choix de l’école pour Astrid à la rentrée prochaine, etc.

L’enlèvement est cautionné, les faits sont établis : les enfants sont en Allemagne et n’ont plus aucun contact avec leur mère depuis plus d’un an. SANS AUCUN MOTIF LEGAL.

QUE FAIT LA FRANCE ?… RIEN.

Alertés par la mère harcelée et discriminée depuis 2007, et prévenus du risque d’enlèvement depuis plus de deux ans, les Ministres de la Justice et des Affaires Etrangères N’ONT RIEN FAIT POUR L’EMPÊCHER.

Depuis l’enlèvement des enfants en Allemagne, ils NE FONT RIEN POUR LES SAUVER.

POURQUOI ?…

Une mère d’enfants enlevés vers l’Algérie est reçue à l’Elysée. Mais le même jour, une mère d’enfants disparus en Allemagne est refoulée par le bureau du Ministère de la Justice chargé de défendre ses droits parentaux à l’étranger…

Si l’amitié franco-allemande existe réellement, pourquoi est-il si difficile de libérer deux enfants franco-allemands d’Allemagne et de les rendre à leur mère ? N’est-il pas plus facile de négocier avec un ami qu’avec un ennemi ?…

Deux enfants séparés

Karine
séparée en 2008
deux enfants séparés

– A., 7 ans
vit en Allemagne chez son père ;
aucun droit de visite officiel pour la mère : accord verbal du père pour les vacances en France

– P., 4 ans
vit en France chez sa mère ;
droit de visite du père aux vacances en Allemagne


En 1998, son BTS en poche, Karine part pour un stage de 9 mois en Allemagne. Elle y rencontre Monsieur X et s’installe en Allemagne avec lui.

En 2003, alors qu’elle prépare leur mariage, Karine apprend que son futur mari a déjà une fille, née en 1992. Elle annule le mariage. Mais elle reste avec lui, enceinte de leur enfant.

En 2004 naît leur fille, A. En 2007 suit P. Mais Karine ignore que le père de ses enfants voit toujours la mère de sa première fille.

En août 2008, lorsque Karine rentre du travail, son compagnon n’est plus là. Il est parti s’installer chez son amie, la mère de sa première fille. Cette fille de 16 ans qui sortait de 6 mois de psychiatrie, est placée dans un foyer (pendant 6 mois aussi). Il épousera Madame Y en mai 2009 dont il prendra le nom.

En février 2009, le tribunal décide de séparer les deux enfants : le père, qui veut à tout prix sa fille (pour effacer l’ « échec » de sa première fille, internée ?), en obtient la résidence, et la mère peut garder P. L’employée du Jugendamt présente déclare que les enfants « ne sont pas frère et soeur depuis longtemps, donc on peut les séparer ». Mais en avril 2009, la Cour d’Appel les réunit, donnant la résidence à la mère, mais avec un système de visites au père qui se rapproche d’une résidence alternée.

Le 19 octobre 2009, à l’issue d’une visite, le père refuse de rendre les enfants : coupable dans les faits de non-représentation, il n’est pas inquiété car la police allemande a refusé d’enregistrer la plainte de la mère française. En novembre, cette dernière parvient à récupérer le petit P. (2 ans) grâce à un rapport de la crèche qu’il fréquente. En attendant l’expertise psychologique des enfants qu’il a ordonnée, le juge organise alors leur vie quotidienne : A. vit chez son père et rend visite à sa mère un week-end sur deux, P. vit chez sa mère et rend visite à son père au même rythme. Le père allemand a ainsi réussi à imposer sa volonté, malgré la décision de la Cour d’Appel : les enfants sont séparés, et il a sa fille.

En décembre 2010, Karine obtient du juge l’autorisation de passer une semaine en France pour le Jour de l’An. Le père l’en a toujours empêchée, l’accusant de vouloir enlever ses enfants, mais y allait, quant à lui, régulièrement en vacances avec sa fille, sans jamais demander l’autorisation à la mère (malgré l’autorité parentale commune).

Financièrement, Karine touchait une maigre pension alimentaire du Jugendamt tant qu’elle avait la résidence des deux enfants, le père refusant de payer. Depuis que les enfants sont séparés, chacun s’occupe de celui dont il a la charge, bien que le père ait une bonne situation et que la mère soit sans ressources…

En avril 2011, Karine rentre vivre en France avec P., encouragée par le père : il garde A., qu’il s’engage oralement à envoyer chez sa mère quinze jours pour Pâques. Elle ne vient qu’à la Pentecôte, une semaine seulement. Elle parle beaucoup de « Maman », la femme de son père, qui remplace progressivement sa propre mère qu’elle voit de plus en plus rarement. Son père change encore A. d’école sans aviser la mère, et l’inscrit dans une école catholique, qui exige le baptême des élèves (?!) et ne connaît pas la mère : Karine ne souhaite pas faire baptiser ses enfants, mais le père, catholique, impose sa volonté une fois de plus en se servant de l’école… et il coupe en même temps le contact entre la mère et l’école, qui lui donnait des nouvelles d’A.

Karine vit dans l’angoisse et se pose la même question à chaque vacance : reverra-t-elle sa fille ? P. rentrera-t-il de ses vacances de chez son père ?…

Alain Joly, un Papa discriminé tandis que sa fille est retenue en Allemagne dans une situation préoccupante

Alain Joly, Français, vit avec une ressortissante allemande à Augsburg en Allemagne. C. nait de cette union le 21 mars 2006. M. Joly est handicapé visuel. Quoique presque aveugle, il est complètement autonome et a élevé sa fille quasiment seul pendant les trois premières années, la mère présentant des troubles psychiques préoccupants (tentative de défenestration, automutilation, troubles alimentaires, angoisses…).

En août 2008, sa compagne annonce à M. Joly qu’elle vient de perdre un second enfant qu’elle attendait. Elle veut absolument en avoir un autre tout de suite, ce qu’il refuse, au vu de son état. Elle le menace alors, si celui-ci reste sur sa position, de se faire mettre enceinte par un autre homme. Ce qu’elle fait en octobre 2008, sans l’en informer.

Conformément au projet commun de s’installer et de vivre en France, M. Joly se rend à Rouen en janvier 2009 pour se présenter à un entretien d’embauche. A son retour en Allemagne, il constate que sa compagne est partie avec leur fille. C’est seulement en avril 2009, devant le juge des affaires familiales allemand et en la voyant enceinte, que le père de C. apprend que son ex-compagne avait mis sa menace à exécution deux mois après l’avoir proférée…

Depuis cette date, M. Joly, qui vit et travaille à Rouen, se bat pour garder le contact avec sa fille, subissant humiliations et discriminations en raison de son handicap et de sa nationalité. Pire, il subit une véritable torture qui consiste tout à la fois à l’intimider en l’incitant à ne rien tenter sous peine de représailles et à lui donner espoir en lui faisant croire que certaines personnes sont à ses côtés. Ainsi, on essaye de l’amener à commettre une faute ou à l’épuiser moralement et financièrement afin de couper progressivement tout contact avec son enfant.

En mai 2009, une première décision dite provisoire tombe, accordant la garde à la mère et une expertise psychologique est ordonnée. La juge dit cependant clairement que l’expertise psychologique n’a pour but que de déterminer si il y a lieu ou non d’accorder un droit de visite au père (sans remettre en cause le droit de garde de la mère). Elle reproche à M. Joly de raconter des inepties, et affirme que son handicap visuel diminue grandement ses capacités à éduquer un enfant (c.f. décision écrite de la juge allemande).

Sur dénonciation anonyme (il s’agirait d’un appel téléphonique au Jugendamt), on le soupçonne peu de temps après de vouloir enlever sa fille. Le verdict est clair : pas de visite (décision secrète, sans audience et sans recours possible…)

Sept mois plus tard, c’est avec l’aide de son quatrième avocat, ressortissant français exerçant en Allemagne, qu’il obtient de voir sa fille sous surveillance toutes les trois semaines, pendant 3 heures.

Très vite, C. refuse de parler français. Manipulée, elle a 4 ans lorsqu’elle explique à son père qu’elle est Allemande, qu’elle n’a qu’une seule langue, l’allemand, et que le fait de parler français lui donnerait mal à la tête. Plus tard, elle lui demande de ne plus lui parler en français.

Plus d’un an après, sans doute parce que M. Joly s’est rendu à l’école de sa fille pour savoir si sa scolarité se passait bien, la psychologue en charge de l’enquête psychologique rend enfin son rapport. Elle utilise ce fait anodin contre le père, expliquant dans ce rapport qu’outre le fait que le père ait outrepassé ses droits en se rendant à l’école de sa fille, son acte révèlerait un manque flagrant de résistance à la frustration et qu’on pouvait dès lors s’attendre à ce qu’il tente d’enlever C.

La juge décide en première instance que le père peut désormais rendre visite à sa fille en Allemagne et que la surveillance qui d’ailleurs perturbe C., n’a plus de raison d’être. Toutefois, afin d’habituer la petite fille à voir son père plus longtemps, les durées des visites s’allongeront progressivement jusqu’à arriver à une durée de 8 heures toutes les trois semaines. Il est par ailleurs toujours interdit à M. Joly d’emmener sa fille en France pour les vacances ou de passer une nuit avec elle lors de ses visites en Allemagne. Il n’est pas non plus autorisé, en raison de son handicap, à sortir se promener avec sa fille sans accompagnement.

M. Joly fait alors appel de la décision. Au terme d’une audience de 7 heures, le juge lui accorde royalement huit heures de plus pour voir sa fille, maintenant des conditions qui lui seront, comme il l’avait expliqué à l’audience, difficiles voir impossible à respecter (voyage en Allemagne toutes les 3 semaines, charges onéreuses d’un appartement sur place, congés non-payés, pension alimentaire, etc.) Conformément à la loi, la juge précise que si l’un des parents ne respectait pas cette décision, il serait passible de 25 000 € d’amende ou de 6 mois de prison : ce n’est donc pas un droit qui est accordé au père, mais une obligation…

Pendant toute la procédure et au cours de toutes les audiences, les dires du père ainsi que les témoignages et preuves qu’il apportait ont été ignorés. Les seuls motifs énoncés par les juges sont le fait que M. Joly est handicapé et qu’il pourrait peut-être enlever sa fille.

Les juges, conscientes de la situation et de l’environnement instables dans lesquels vit sa petite fille auprès de sa mère (troubles psychologiques, tensions dans le nouveau couple, changements d’employeurs fréquents, lieux de travail à plus d’une heure du domicile, l’enfant vit principalement avec les grand-parents…) ont délibérément ignoré la situation stable du père, qui est aujourd’hui cadre A de la fonction publique, bénéficiant d’horaires de travail aménageables et vit avec une autre victime du système judiciaire allemand. Il a donc une situation familiale et professionnelle stable.

La juge d’appel a affirmé que le père ne pouvait apporter de preuve à ses allégations, alors qu’il lui aurait suffi, au vu du rapport psychologique (qui relève malgré sa partialité, des comportements de la maman et un environnement familial maternel préoccupants) et des témoignages apportés, d’ordonner l’ouverture du dossier médical de la mère.

Dans leurs jugements écrits respectifs, les juges de première instance et de la Cour d’Appel n’hésitent pas à approuver la mère qui est en train d’aliéner sa fille.

Alain Joly a alors user du dernier recours qui était encore possible et a saisi la cour constitutionnelle allemande pour discrimination et non respect des droits de son enfant au regard de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Le 27 octobre 2011, la cour a simplement déclaré sa plainte irrecevable sans aucune motivation.

Les questions écrites

Les questions écrites et orales posées à l’Assemblée Nationale et au Sénat

Depuis de nombreuses années, nos élus soulèvent régulièrement les problèmes que pose l’Allemagne par sa politique et ses pratiques en matière familiale, lors d’enlèvements d’enfants perpétrés par des parents allemands ou de séparations de couples franco-allemands vivant en Allemagne :

  • Enlèvements parentaux
  • Rôle prépondérant du Jugendamt dans les procédures
  • Discrimination systématique du parent français
  • Atteinte aux droits fondamentaux des ressortissants français
  • Coupure des liens parentaux entre le parent français et ses enfants
  • Atteinte à l’état-civil
  • Décisions juridiques secrètes (le parent français n’est ni entendu, ni convoqué à l’audience, ni informé)
  • Falsification de documents (l’histoire de Joséphine Chevalier n’est pas unique)

A titre d’information, chaque année, 55 000 mariages franco-allemands sont célébrés et 30 000 divorces sont prononcés. Cela permet de se rendre compte de l’ampleur du problème…

Voici la liste des questions écrites et orales qui ont été posées au Sénat et à l’Assemblée Nationale de 1995 à 2011. Si le style et la forme des réponses changent à peine dans leur rédaction, leur contenu reste identique…

Il faut pourtant noter quelque chose de remarquable. M. le Président Nicolas Sarkozy est lui-même intervenu le 5 juin 2000… Pouvons-nous espérer qu’il donnera l’exemple aux autres pays membres en prenant très prochainement les mesures qui s’imposent ? Nous le rappelons, 30 000 couples franco-allemands divorcent chaque année, et bien d’autres qui ne sont pas mariés se séparent… Combien d’enfants allons-nous encore sacrifier au nom de l’amitié franco-allemande ?

Les questions

Assemblée ou SénatAuteur de la questionDateDate de réponse
A.N.Pierre Cardo18/12/199505/02/1996
S.Xavier de Villepin17/10/199602/01/1997
A.N.Pierre Cardo10/11/199723/02/1998
A.N.Pierre Cardo01/04/199801/04/1998
S.Paulette Brisepierre16.07.199829/10/1998
A.N.Georges Sarre27/07/199819/10/1998
S.Paulette Brisepierre17/09/199829/10/1998
S.Xavier de Villepin26.11.199811/02/1999
A.N.Pierre Cardo02/12/199802/12/1998
S.Louis Souvet18/02/199903/06/1999
A.N.Pierre Cardo01/04/199901/04/1999
A.N.Martine Aurillac07/02/2000
A.N.Dominique Paillé06/03/200001/05/2000
A.N.Nicolas Sarkozy05/06/200007/08/2000
A.N.Bernard Birsinger26/06/200020/11/2000
A.N.Daniel Vachez10/07/200011/09/2000
A.N.Pierre Cardo25/06/200127/06/2001
S.Daniel Hoeffel31/01/200228/03/2002
S.Louis Duvernois04/07/200228/11/2002
S.Joëlle Garriaud-Maylam23/12/200402/03/2006
S.Joëlle Garriaud-Maylam15/11/200730/01/2008
S.Richard Yung31/01/200820/03/2008
S.Joëlle Garriaud-Maylam25/11/201021/04/2011
S.Joëlle Garriaud-Maylam17/02/201128/04/2011
S.Joëlle Garriaud-Maylam17/02/201128/04/2011
S.André Reichardt31/03/201107/07/2011
S.Joëlle Garriaud-Maylam14/07/2011
S.Roland Ries21/07/201126/10/2011
A.N.Véronique Besse16/08/201125/10/2011
A.N.Louis Guédon16/08/201122/11/2011
A.N.Louis Guédon16/08/201106/12/2011
A.N.Louis Guédon16/08/2011
S.Philippe Darniche29/09/2011
S.Joëlle Garriaud-Maylam26/07/2012
S.Joëlle Garriaud-Maylam18/10/2012
A.N.Arnaud Richard30/10/201230/04/2013
S.Joëlle Garriaud-Maylam22/11/2012
A.N.Arnaud Richard19/03/2013

Sujet apparenté

Assemblée ou SénatAuteur de la questionThèmeDate
A.NDidier JuliaEnlèvement international d’enfants04.10.1999
A.N.Christian EstrosiEnlèvement international d’enfants27.10.2003
A.N.Chantal BourraguéEnlèvement international d’enfants08.10.2003
A.N.Olivier JardéNationalité d’enfants de père français et de mère allemande après la guerre07.12.2010

Les questions écrites sont nombreuses. Un recensement depuis 1995.

Qui sommes nous

Bienvenue sur le site de l’Association Enfants Otages, enfants binationaux de deux parents ressortissants de l’Union européenne.

Notre association a été créée en 2011 par des parents dont les enfants ont pour point commun d’être nés d’une union franco-allemande qui a mal fini et qui s’est alors très vite transformée en cauchemar.

Ces parents ont rapidement compris que loin d’être des cas isolés, le drame qu’ils vivent n’était pas la conséquence d’un dysfonctionnement exceptionnel du système judiciaire allemand. Au contraire, ils ont constaté que leurs histoires respectives étaient similaires, voire identiques et que ce drame ne touchait pas uniquement les familles binationales.

En effet, au fil du temps, d’autres parents dont l’ex conjoint était ressortissant du même pays nous ont rejoints. Ainsi, nous avons compris que peu importe la nationalité de l’enfant ou si l’un de ses parents est allemand ou non, l’Allemagne considère que le bien-être d’un enfant ne peut être garanti que lorsqu’il grandit et se développe en Allemagne. Ceci est tellement vrai que même des parents qui n’étaient pas séparés se sont vu privés de leurs enfants lorsqu’ils ont eu le projet de quitter le sol allemand.

Face à ce constat et forte de son expérience grandissante, l’association s’est donné pour objectif notamment, en cas de séparation, d’apporter information, aide et soutien à tous les parents d’enfants binationaux de l’UE qui le souhaitent.