Elections européennes, en mai 2014, préservons nos enfants du « modèle allemand »

Du 22 au 25 mai, 500 millions d’Européens sont appelés à choisir les 751 représentants qui siègeront au Parlement européen pour les cinq prochaines années.

Par ailleurs, avec le traité de Lisbonne, il est désormais probable que le président de l'exécutif bruxellois, la Commission européenne, soit de la même couleur politique que le parti vainqueur des élections. Au moment du vote, les électeurs choisiront donc, non seulement un parti, mais aussi son représentant pour ce poste central des institutions européennes.

S’il est difficile aujourd’hui d’élire nos dirigeants avec la certitude qu’ils ne tremperont pas ou qu’ils n’ont pas déjà trempé dans des "affaires", nous pouvons encore courir aux urnes pour préserver le bien de nos enfants, , leurs droits fondamentaux et les nôtres.

Pour nos enfants, pour la sauvegarde des droits de l’Homme en Europe, mais aussi pour la préservation des acquis sociaux… votons contre le « modèle allemand », votons contre l’hégémonie allemande en Europe, votons contre un président de la Commission européenne allemand.

Cet homme a de fortes chances d’occuper la fonction de président de la Commission européenne.

 

Traduction en français de cet article

La commission de contrôle de l’UE : reproches de copinage contre Martin Schulz

La commission de contrôle des budgets de l’UE émet de sévères reproches contre le président du Parlement européen Schulz. Il doit avoir fourni à ses proches collaborateurs des postes de fonctionnaires lucratifs. De plus, il a abusé de l'administration de l'UE pour sa campagne électorale européenne.

Le président du Parlement européen Schulz doit avoir distribué des postes de l'administration à ses proches collaborateurs. De plus, il doit avoir utilisé l'administration du Parlement européen et par voie de conséquence le budget pour sa campagne électorale personnelle pour la présidence de la commission.

Les reproches viennent de la commission du contrôle des budgets de l'union européenne. Concrètement la commission critique que cinq des collaborateurs de son cabinet soient prévus comme futurs directeurs généraux et directeurs dans l'administration du Parlement européen.

« L'union européenne critique une politique clientéliste dans le monde entier, et le principe doit également être observé concernant l'administration du Parlement européen », selon la commission.

Deux des fonctionnaires, Markus Winkler, chef de cabinet de Schulz et son suppléant Herwig Kaiser doivent être nommé directeur général et directeur de l'administration du Parlement européen. À cet échelon le plus haut, les deux social-démocrates gagnent environ 203 000 € par an selon le Telegraph. Le poste pour Winkler a été créé exprès pour lui.

Trois autres collaborateurs de Schulz, Maria José Martinez Iglesias, Alexandre Stutzmann et Lorenzo Mannelli deviendront directeurs avec des salaires de 179 436 € par an.

Un porte-parole de Schulz nie les reproches. Il insiste sur le fait que les promotions des collaborateurs ont eu lieu équitablement et avec l'accord de députés de haut rang.

Cependant selon la commission Schulz doit avoir utilisé son cabinet, les bureaux d’information et le remboursement des frais de déplacement pour sa campagne électorale.

Cette année, les salaires des députés européens et des fonctionnaires ont été augmenté de plus de 40 millions d’euros. Au total les salaires coutent plus d’un milliard d’euros par an.

« Le cadeau de départ de Martin Schulz au parlement européen est de l’économie de copinage privilégié de la manière la plus grossière », selon Nigel Farage, le leader d’Ukip, sur la politique de personnel de Schulz.

Au parlement européen la résistance contre Martin Schulz grandissait déjà avant. Les conservateurs et les verts exigent que Martin Schulz ne doive plus longtemps faire campagne pour sa carrière personnelle aux frais du parlement européen.