Ecart salarial : l'Allemagne parmi les plus mauvais élèves européens

Cette fois-ci, c’est Madame Le Figaro, dans son article du 5 mars 2015, qui nous prouve aussi que l’habit ne fait pas le moine.

Après l'APEC et ses chiffres sur les écarts de salaires hommes/femmes en France, c'est au tour d'Eurostat de publier les différences de rémunérations selon le sexe en Europe. Surprise de taille : l'Allemagne se situe en bas du classement.

Une étude de l'APEC révélait mercredi 4 février que l'écart de salaires entre les hommes et les femmes était en moyenne de 8,5 % dans le secteur privé en France. Jeudi 5 février, ce sont les chiffres au niveau européen qui ont été publiés par l'institut de statistiques Eurostat. Premier constat : l'Europe n'est pas plus en avance que la France, puisque l'écart de salaires selon les sexes était de 16,4 % dans l'Union européenne en 2013, alors qu'il s'élevait à 15,2 % dans l'Hexagone (tous secteurs confondus). Un chiffre encore trop élevé, même si l'écart s'est réduit de 1,7 points depuis 2008.

Mais la grosse surprise vient des pays où l'écart est le plus important. Si l'Estonie est loin devant avec un écart de 29,9 % entre les revenus des hommes et ceux des femmes, on retrouve juste derrière l'Autriche (23 %), la République tchèque (22,1 %) et... l'Allemagne à 21,6 % ! Après avoir récemment appris que ce pays comptait 12,5 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, soit un habitant sur sept, le modèle germanique vacille une fois de plus. Autre surprise : des pays comme la Suède, la Suisse, la Norvège ou le Danemark, souvent vantés pour leur progressisme, accusent tous un écart de salaires supérieur à celui de la France.

La Slovénie en tête

Quant aux écarts les plus faibles, on les trouve en Slovénie (3,2 %), puis à Malte (5,1 %), en Pologne (6,4 %), en Italie (7,3 %) et en Croatie (7,4 %).

Eurostat, qui publie ces statistiques à l'occasion de la Journée internationale de la femme le 8 mars, souligne que les différences entre hommes et femmes sur le marché du travail ne concernent pas que les écarts de salaires. Ainsi en Europe, les deux tiers des directeurs, des cadres et des gérants sont des hommes, tandis que deux employés de bureau sur trois sont des femmes.

(Avec AFP)