Elliot 7 ans et Aimée 5 ans, deux enfants otages en Allemagne

Pascal Gangneux épouse en 2003 une ressortissante allemande. De leur mariage naissent un garçon, Elliot, en 2004, puis une fille, Aimée, en 2006. La famille vit en Allemagne, dans la maison que le père a construite près de la frontière luxembourgeoise, à Perl.

De l’extérieur,la famille a tout de la famille allemande idéale: un garçon et une fille, une maison, le père a un bon emploi et la mère s’occupe de leurs enfants à la maison à mi-temps. Mais vue de l’intérieur, c’est différent. Mme Gangneux ne ” partage pas » ses enfants: le père n’a rien à dire dans leur éducation, et doit se contenter de rapporter sa paie à la maison, où il ne se sent pas chez lui. La naissance de la petite Aimée ne fait qu’empirer les choses…

Un jour de juillet 2009, lorsque M.Gangneux rentre du travail sa femme lui demande de sortir de sa vie et de celle de ses enfants. Il en tombe malade et se retrouve à l’ hôpital qui le garde un mois. Il tente alors une thérapie de couple, mais rien ne peut faire revenir son épouse sur sa décision: son mari doit partir, et il partira, “coûte que coûte.”

Fin août 2009, Mme Gangneux appelle la police accusant son mari de violences conjugales : au cours d’une discussion animée, elle a malencontreusement reçu un coup de coude… mais elle convaint un voisin de l’emmener aux urgences. celui-ci comprendra plus tard qu’il a été manipulé et regrettera d’être intervenu. Mais la plainte contre M. Gangneux pour coups et blessures sera déjà enregistrée depuis longtemps par la police.

De septembre à décembre 2009, M. Gangneux, mis à la porte de chez lui par la police tel un dangereux criminel, vit sous la menace d’une condamnation à six mois de prison ferme ou 60.000 € d’amende jusqu’à ce qu’en décembre, son épouse retire sa plainte…

Une décision du tribunal de Merzig, le 15 octobre 2009, accorde au père un droit de visite régulier, organisé comme suit jusqu’à Noël: 1h30 les mardi et jeudi, ainsi qu’un dimanche sur deux, pendant huit heures. Mais en décembre 2009, alors qu’il va chercher ses enfants à l’école, il s’entend dire par la directrice que la mère est venue les chercher et qu’il ne les verra plus. Espérant faire appliquer son prochain droit de visite , le père revient une seconde fois à l’école. On l’y menace alors d’appeler la police.

Depuis que Mme Gangneux a mis son mari à la porte de chez lui, il est réduit à vivre dans sa propre cave, mais sans avoir accès à ses enfants. Il les entend pleurer pendant des heures à l’étage au-dessus de lui, le réclamant, sans rien pouvoir faire; la police , qu’il appelle une fois, refuse d’intervenir. Elle refuse également trois fois d’enregistrer ses plaintes pour non-représentation d’enfants. Si Pascal Gangneux les voit encore parfois le dimanche, la mère coupe définitivement tout contact à partir de mars 2010 et M. Gangneux, psychologiquement à bout de ce traitement inhumain, quitte sa cave pour dormir dans sa voiture, et cesse de payer les remboursements du prêt contracté pour sa maison.

En juillet 2010 se tient une nouvelle audience pour rétablir un droit de visite. Le juge, apprenant que M. Gangneux “vit” dans sa voiture, en déduit qu’il n’a pas de frais de logement et peut donc continuer à payer le crédit ou à défaut, verser une pension alimentaire pour son épouse qui n’a jamais cessée de travailler, ce qui s’ajoute aux quelques 600 € de pension alimentaire ( surestimée par rapport à ses revenus) que M. Gangneux paie pour ses enfants depuis la séparation.

Le juge ordonne alors six séances d’une heure en présence d’un psychologue, à raison d’une séance par semaine, entre septembre et novembre 2010. M. Gangneux a payé 600 € de frais d’avocat pour obtenir ces six heures avec ses enfants, sous surveillance…

Toujours pendant l’audience de juillet 2010 , le juge nomme une curatrice du Jugendamt (Office de la jeunesse) et lui demande un rapport, qu’elle ne remettra qu’en février 2011. Le verdict tombe : les visites doivent cesser , immédiatement ” puisque les enfants répètent les accusations portées par leur mère contre leur père ” . Le juge, sentant la manipulation des enfants par leur mère, reporte l’audience (prévue le 22 février) à fin mai 2011.

La nouvelle audience de mai 2011 déclare le divorce et accorde au père trois mois de reprise de contact avec ses enfants, à nouveau sous surveillance et uniquement en Allemagne. De juin à fin août 2011, M. Gangneux voit ses enfants quatre fois seulement, à raison d’une heure trente la séance. Ces séances vont lui être facturées 40E de l’heure et ce, pour ” rétablir un climat de confiance”. Ce nouvel accord coûte au père 1.500E de frais d’avocats.

Concrètement, la mère allemande travaille à temps plein (salariée), touche les aides familiales allemandes et luxembourgeoises (plus de 600E par mois, car le père travaille au Luxembourg), est logée gratuitement grâce à la pension de son ex-mari qui rembourse le crédit immobilier, bénéficie de l’aide juridictionnelle , et reçoit 600E de pension alimentaire pour les enfants.

Face à elle, M. Gangneux a dépensé 15.000E de frais d’avocat uniquement pour son divorce (sans régler le droit de visite), et une fois tous ses frais payés ( pension pour ses enfants et pour son ex-femme, crédit pour la voiture, frais d’avocat et de procédures , frais de psychologues pour voir ses enfants), il lui reste à peine de quoi survivre et il doit se loger chez des amis pour ne pas être à la rue .

Depuis août 2011, M. Gangneux n’a plus de contact avec ses enfants, et attend une convocation du tribunal qui n’arrive pas, pour discuter encore une fois de son droit de visite…. Depuis mars 2010, il les a vus huit fois, et toujours sous contrôle.