Soléa Laurent 6 ans, enlevée par sa mère allemande (Partie 2)

Cédric Laurent explique la scène du parking : « Ce jour là, Soléa était chez mon amie Lorane. La veille, ma fille avait subi un vaccin de rappel obligatoire pour l'école et était de repos toute la journée. Les gendarmes m'ont escorté comme un criminel chez mon amie. Mon frère conduisait le véhicule car je ne pouvais plus réagir. J’étais anéanti par ce qui était en train de se passer. A plusieurs reprises, je suis descendu du véhicule et j'ai supplié le chef B. de me laisser jusqu’au lendemain pour préparer ma fille à un départ moins traumatisant. Soléa était au CP à l’école avec tous ses amis. Elle avait un très bon équilibre. Je voulais qu'elle passe par sa maison, embrasse ses grands-parents, prennent ces affaires. Le chef B. n’a rien voulu entendre et il m'a repris ma petite fille comme un vulgaire paquet sur un parking de gendarmerie à 21h du soir ! Je suis indigné de la façon dont nous avons été traités ma fille et moi ! Ce gendarme m'a arraché ma fille alors qu'aucun jugement n'avait statué sur ce point d'éloignement et que nous étions face à la procédure pendante d'Aix-en-Provence. »

Interdiction de sortir d'Allemagne ! Cédric Laurent explique qu'un accord oral avait été fait entre le vice-procureur et son avocat pour attendre la décision de la Cour d'appel du 19 décembre « pour une bonne administration de la justice française », dit-il.Depuis le 26 septembre, je n'ai plus de nouvelles de ma fille. Je ne peux pas téléphoner ou rendre visiteà Soléa en Allemagne car entre temps, l'avocat allemand de la mère a demandé au Jugendamt, tout en saisissant le tribunal de Neustadt, de donner la garde parentale unique à la mère et d'interdire toutes les visites prévues par le jugement français de juillet 2011 ! Plus grave encore l'avocat allemand demande d'interdire le retour de Soléa en France sous peine de fortes amendes et de prison. Une fois de plus, nous ne passerons pas Noël avec Soléa. »

L'avocate allemande du père français, jointe par téléphone à Berlin, est confiante. « Le juge allemand ne comprend pas la demande urgente de la mère et explique qu'il faut attendre la décision de la Cour d'appel en France du 19 décembre. »

Soutien des élus. La Cour d'appel d'Aix-en-Provence doit trancher ce 19 décembre sur une grave erreur de justice française. Avec ce nouveau cas d'enfant français enlevé par un parent allemand, allons-nous voir la justice française donner d'autres décisions dans les cas de divorces et séparations franco-allemands permettant de défendre correctement les enfants et parents français ? La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et le député Pierre Yves Le Borgn’ ont été sensibilisés au dossier. Joëlle Garriaud-Maylam s'engage à avertir la presse, la justice, les politiques sur la gravité de cette situation.

Confiance en la France. Cédric dit, malgré tout et même si des erreurs ont été commises par les autorités de son pays et vis-à-vis de sa fille, de ne pas avoir eu de vigilance notamment sur le déplacement de Soléa en Allemagne, placer tous ses espoirs dans les conseillers et juges de la Cour d’appel, qui reste son seul espoir de revoir sa fille en France.« Je pensais et pense toujours que mon pays doit protéger ma fille née en France où elle a tous ses repères, ses racines, sa famille paternelle auprès de laquelle elle a grandi car je ne peux pas imaginer un seul instant que le sort de ma fille soit aujourd'hui décidé par la justice allemande. » N

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Source : Olivier Renault - La voix de la Russie