Germanophile ou germanophobe ?

Seulement quelques mois auparavant, les critiques de l’Allemagne personnalisées par son gouvernement étaient rares et qui se risquait à dénoncer sa politique ou son attitude à l’égard de ses partenaires, était aussitôt traité de germanophobe (https://www.youtube.com/watch?v=LK4N9T-ej8Y). Qu’importait les évidences, la justesse des arguments et même les faits, il fallait admirer l’Allemagne et son modèle économique et social.

Aujourd’hui heureusement, la tendance s’inverse très nettement et ceux qui persistent à vouloir nous faire croire que l’Allemagne est formidable, ont aujourd’hui bien du mal à endiguer une certaine germanophobie, celle-là bien réelle, suscitée par l’arrogance et la suffisance de certains dirigeants allemands donneurs de leçons qui ont par ailleurs une fâcheuse tendance à penser que ce qu’il veulent, l’Union européenne entière doit le vouloir.

Quant à nous, parents d’enfants otages, « plus européen que nous tu meurs » et forcément, autrefois également « plus germanophile que nous tu meurs », nous avons trop souvent été considérés comme des parents qui, ne pouvant se résoudre à accepter une décision de justice, passe leur temps à tenter de discréditer l’Allemagne en prétendant qu’ils ont été discriminés, maltraités et humiliés. Cette étiquette nous collait à la peau au point que nous ne pouvions même pas raconter notre vie d’européen non allemand en Allemagne, ni même de la réalité économique et sociale telle que la vivent les allemands.

Ce renversement de tendance nous réjouit naturellement. Non parce qu’assoiffés de vengeance, nous voudrions « leur faire payer », mais parce que peut-être qu’une fois l’Allemagne désacralisée, l’Union européenne osera enfin se préoccuper des droits de l’Homme et des droits de nos Enfants.

Et non, on n’est pas germanophobe lorsqu’on dit « merde » ou « ferme la » (pour rester poli) aux allemands. Pour preuve, les articles de presse, commentaires et réactions allemands de plus en plus nombreux, mais pas encore suffisants.

Article paru dans Bibliobs le 7 décembre 2014.

Quelques réactions d'internautes allemands, dans "Der Spiegel", au Tweet de Jean-Luc Mélenchon du 7 décembre 2014.


Copie de l'article paru dans Bibliobs le 7 décembre 2014

L'Allemagne est un géant de pacotille

Considéré comme un modèle de réussite économique, notre voisin va-t-il si bien que ça? Entretien avec Olaf Gersemann, chef du service Economie du quotidien "Die Welt". En partenariat avec "BoOks".

BoOks L’Anglais Philippe Legrain explique que la bonne santé de l’économie allemande n’est qu’apparente [article à lire dans le numéro de «BoOks» de décembre, NDLR]. Vous venez pour votre part de publier un livre intitulé «la Bulle allemande». Vous êtes donc d’accord avec ce constat ?

Olaf Gersemann L’article est superbe. Je n’y ai pas trouvé une seule phrase avec laquelle je ne sois pas d’accord. Mais bien sûr ce n’est qu’un article, et l’argumentation est parfois un peu courte – sur l’apprentissage, par exemple. Que ce soit ou non l’effet de la brièveté du texte, il me paraît surestimer ou sous-estimer certains facteurs.

Avant d’y venir, si vous aviez à définir en quelques mots le mal dont souffre aujourd’hui votre pays, que diriez-vous?

Le problème le plus profond, c’est le déclin démographique. Du coup, notre société se comporte globalement un peu comme un homme d’un certain âge qui se demande si cela vaut vraiment la peine de continuer à acquérir des compétences, mettre ses connaissances à jour ; un homme qui attend tranquillement la retraite. Or ce qui est parfaitement compréhensible à l’échelle de l’individu est suicidaire à l’échelle d’une société. Et en même temps, il règne dans mon pays une allégresse et un sentiment d’orgueil que rien ne justifie, et qui me paraissent dangereux parce qu’ils favorisent des décisions irrationnelles.

Pouvez-vous donner un exemple d’une décision irrationnelle récente?

Aucune autre nation au monde, après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, n’a décidé de sortir complètement et définitivement du nucléaire. Sauf la nôtre. Nous l’avons fait car nous pensons être les seuls à même de relever le défi des énergies renouvelables. Nous nous imaginons que l’humanité entière nous regarde avec admiration. Or c’était un retrait unilatéral, qui n’a pas été concerté avec nos partenaires, ni même vraiment préparé pour nous-mêmes. Ce pays est un géant de pacotille. Nous surestimons notre puissance économique actuelle – qui n’existe que relativement à la faiblesse des autres – et, surtout, notre potentiel pour l’avenir.

A propos du vieillissement de la population allemande, vous évoquez dans votre livre les «dettes implicites» qu’il entraîne. Qu’entendez-vous par là ?

Les dettes «implicites», comme l’adjectif l’indique, n’apparaissent pas dans les statistiques officielles. Ce sont les obligations liées aux promesses de prestations faites par l’État. En Allemagne, elles correspondent avant tout aux futures retraites et elles sont au moins aussi élevées que les dettes explicites. Si on les prend en compte, l’Allemagne atteint un niveau d’endettement tel qu’on l’imagine mal réussir à s’en acquitter.

En 2035, nos derniers baby-boomers auront arrêté de travailler ; tous ceux qui devront financer leur retraite sont déjà nés, et ils sont trop peu nombreux. Il y a quinze ans, nous aurions encore pu infléchir la tendance. Aujourd’hui, c’est trop tard: ceux qui peuvent encore avoir des enfants appartiennent déjà à des générations moins nombreuses que les précédentes.

Il n’empêche que la réussite allemande, sur le front du chômage par exemple, est spectaculaire…

Le chômage a diminué de près de moitié depuis 2006, passant de 5 à 2,7 millions de chômeurs. C’est la grande réussite des réformes entreprises par Schröder. Mais attribuer uniquement à cela la bonne santé de l’économie allemande depuis 2005, c’est-à-dire à notre capacité d’être un peuple vertueux qui consent à faire beaucoup d’efforts, c’est se leurrer. Nous oublions à quel point nous avons aussi eu beaucoup de chance.

Qu’est-ce que la chance vient faire dans la réussite économique allemande?

L’euro, sous-évalué au regard de la force de l’économie allemande, nous a énormément favorisés. Dans les pays méditerranéens, les coûts de production ont beaucoup augmenté. Or la monnaie unique les a empêchés d’utiliser l’arme classique de la dévaluation pour regagner de la compétitivité. Le résultat a été doublement bénéfique pour l’Allemagne.

D’une part, la demande a progressé dans ces pays, ce dont les exportations allemandes ont profité: avant le début de la crise, on trouvait plus de Porsche à Athènes que dans les rues de Berlin ! D’autre part, les entreprises grecques, italiennes, espagnoles, françaises ont perdu de leur force de frappe par rapport aux firmes allemandes sur le marché mondial. On en est arrivé au point où l’Allemagne exportait en masse des tomates en Grèce!

Mais, depuis, les Grecs ont dû revendre leurs Porsche, et les exportations allemandes se portent à merveille…

Oui, mais nous avons aussi profité – sans doute plus qu’aucun autre pays – de l’essor de la Chine, dont les besoins correspondaient précisément aux points forts de l’industrie allemande. En outre, toujours grâce à l’euro, nous bénéficions du taux d’intérêt très bas de la Banque centrale européenne. C’est parfait pour les membres de la zone euro dont la croissance est la plus faible, puisque cette politique monétaire permet, en théorie du moins, de relancer l’économie. Mais, pour l’Allemagne, ce taux est trop bas depuis 2010.

Si la logique économique était respectée, le taux d’intérêt aurait dû être pour nous de 4% en 2013 (au lieu de 0,25%). Notre économie est artificiellement stimulée et cette surchauffe n’est pas tenable. En juin 2014, les agences d’évaluation du crédit et de renseignement économique ont estimé que 270.000 entreprises allemandes sont en situation précaire. Dans des circonstances normales, beaucoup d’entre elles auraient déjà fait faillite.

La faiblesse des taux permet à l’État allemand d’être le seul pays industrialisé à présenter un budget à l’équilibre. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose…

Bien sûr, mais c’est, encore une fois, un équilibre artificiel. Il ne signifie pas que l’État allemand a retrouvé sa solidité financière des années 1960 (le dernier budget à l’équilibre remonte à 1969). Si, pour rembourser sa dette globale, qui s’élève à 2000 milliards d’euros environ, l’Allemagne devait payer un petit pour-cent d’intérêt en plus, cela constituerait une charge supplémentaire de 20 milliards et suffirait à faire basculer le pays dans le rouge.

Vous dites dans votre livre que l’Allemagne est le Japon de l’Europe. Pourquoi ?

Il existe beaucoup plus de parallèles que nous ne le souhaiterions: la démographie déclinante, une économie uniquement tournée vers l’exportation, l’inefficacité du secteur des services, la rigueur salariale… Mais l’essentiel, c’est que, depuis 1993, l’Allemagne fait partie avec le Japon des douze pays au monde où la croissance a été la plus faible.

Et à vous lire, cette croissance n’est pas près de repartir à la hausse…

Le PIB est le fruit de deux éléments: la quantité de travail et la productivité de ce travail. Pour avoir de la croissance, il faut que l’un ou l’autre de ces facteurs augmente, de préférence l’un et l’autre. En principe, il existe deux moyens de faire progresser le volume d’activité: ou bien ceux qui n’avaient pas d’emploi en prennent un ; ou bien les personnes déjà en poste travaillent davantage.

Le chômage a baissé et de nombreuses femmes, autrefois au foyer, occupent désormais un emploi. Mais les postes nouvellement créés l’ont souvent été à temps partiel. Au début des années 1960, ce type d’emploi était exceptionnel et les salariés à temps plein faisaient des semaines de 44-45 heures, sans compter les heures supplémentaires. Nous avions aussi moins de congés. Au total, un actif travaillait en moyenne, en 1960, 2162 heures dans l’année. Depuis, cela n’a cessé de diminuer.

Nous travaillons aujourd’hui, par personne et par an, 1397 heures. Seuls les Pays-Bas, parmi les pays développés, font pire avec 1381 heures. Le nombre est de 1654 heures en Grande-Bretagne, 1686 heures en Espagne, 1699 heures en Autriche et 1 790 heures aux États-Unis (1). La Pologne atteint même une moyenne de 1929 heures. Cela signifie qu’un Polonais travaille en moyenne cinq heures et dix-sept minutes par jour de l’année quand un Allemand ne travaille que trois heures et cinquante minutes.

Mais la productivité n’a-t-elle pas compensé la diminution du nombre d’heures travaillées ?

Entre 2005 et 2013, l’augmentation de la productivité a bien été le principal moteur de notre croissance, mais elle ne cesse de se tasser elle aussi. Après la réunification, on pouvait penser qu’elle augmenterait, en raison du rattrapage de l’Allemagne de l’Est. Mais son taux de croissance est resté à peu près identique à celui des années 1980, à un peu plus de 2%. Entre 2000 et 2013, il est tombé à 1,2% en moyenne et, pour les années du soi-disant nouveau «miracle économique», entre 2005 et 2013, cette moyenne s’établit même à 0,9%. C’est comme si notre économie était atteinte de myopathie.

Dans «Die Deutschland-Illusion», Marcel Fratzscher voit dans le manque d’investissements le problème central de l’économie allemande. Qu’en pensez-vous ?

L’Allemagne souffre clairement d’un déficit d’investissements. Car c’est cela – qu’il s’agisse d’acheter de nouvelles machines, par exemple, ou de financer des formations professionnelles – qui assure une croissance durable. Nos infrastructures sont dans un état lamentable. Une étude de l’Institut allemand d’urbanisme a établi que plus de 10.000 ponts auraient besoin d’être remplacés dans le pays. À peu près les deux tiers du réseau de chemin de fer remontent au Reich wilhelmien ou à la République de Weimar. La moitié des écluses ont plus de quatre-vingts ans… Cette situation pénalise presque les deux tiers des entreprises allemandes.

C’est ce défaut d’investissement qui permet au gouvernement de présenter un budget à l’équilibre ?

Bien sûr. Et les infrastructures de transports ne sont que l’exemple le plus spectaculaire: 51 % des communes allemandes déclarent souffrir d’un «retard d’investissement» dans les écoles et la formation des adultes. Si l’on ajoute à cela les équipements sportifs, les bâtiments administratifs ou encore le traitement des déchets, le déficit total d’investissement peut être estimé à 118 milliards d’euros pour 2013. L’État allemand vit de sa substance. Pire: il se désagrège.

N’est-il pas normal que, dans un pays qui fait peu d’enfants, qui a donc moins besoin d’écoles par exemple, l’État investisse moins?

Raisonner ainsi, c’est entrer dans un dangereux cercle vicieux : moins on investit dans des structures comme les écoles ou les crèches, moins les gens auront envie d’avoir des enfants et moins les immigrés voudront s’installer en Allemagne.

L’industrie allemande reste un modèle de réussite. Qu’en est-il des investissements dans ce secteur ?

Ils sont aussi en baisse. En 2012 et 2013, ils ont été particulièrement faibles. On a voulu en rendre responsables les coûts élevés de l’énergie et l’incertitude provoquée par la crise de l’euro, mais quand on regarde de plus près les statistiques, on s’aperçoit que le problème est plus ancien. Il remonte au début des années 2000 et concerne pratiquement toutes les branches, celles qui consomment beaucoup d’énergie comme celles qui en consomment peu.

Doucement mais sûrement, nos grandes entreprises sont en train de quitter l’Allemagne. Pour chaque millier d’euros que l’industrie allemande a dépensé en 2011 pour la recherche et le développement, 306 euros l’ont été à l’étranger ; pour la construction de machines, c’est même 326 euros, et dans la pharmacie 543 euros. Je crois que, là encore, la démographie joue un rôle central. Lorsqu’un entrepreneur construit une usine, il se demande à quel endroit il va trouver un nombre suffisant de bons ouvriers – non seulement aujourd’hui, mais dans dix, vingt, trente ans. Rien d’étonnant dès lors à ce qu’il préfère investir aux États-Unis ou en Chine.

En outre, notre économie est beaucoup trop dépendante de l’automobile. C’est un point que Philippe Legrain me semble sous-estimer. La part de celle-ci dans la valeur de la production industrielle est passée, entre 1991 et 2011, de 12 à 19%. En 2013, plus de la moitié des excédents commerciaux de l’Allemagne (110 milliards d’euros sur 208) étaient dus à ce secteur, lui-même très dépendant de trois grands constructeurs seulement.

BMW, Daimler et Volkswagen ont engrangé en 2013 un quart des bénéfices des trente premières entreprises allemandes ; ils représentent un tiers de leur chiffre d’affaires et à peu près la moitié des dépenses de recherche et de développement. L’économie d’un grand pays comme le nôtre devrait être plus diversifiée, s’ouvrir davantage à des secteurs plus prometteurs, comme les technologies de l’information et de la communication.

Pourquoi, alors, l’industrie allemande continue-t-elle d’engranger d’énormes excédents commerciaux?

Le « miracle » des exportations allemandes a pour principale explication, outre les facteurs déjà mentionnés (euro, marché chinois), la rigueur salariale. Elle a rendu nos entreprises plus compétitives. Entre 1995 et 2008, le coût relatif des facteurs de production a baissé d’à peu près un quart en Allemagne, plus que dans n’importe quel autre pays européen. Nous avons imposé à notre population de vivre en dessous de ses moyens. Et pour quel résultat ? À quoi nous servent tous ces excédents?

Il faut prendre la mesure du déséquilibre de notre balance commerciale: en 2005, nos excédents ont atteint 5% du PIB, du jamais vu dans un grand pays industriel depuis 1980 (il n’y a pas de statistiques pour les années précédentes). Et en 2013, ils représentaient 7,5% du PIB ! Nous avons affaire à un phénomène hors norme et les critiques formulées contre ces excédents sont tout à fait justifiées. Ce phénomène n’est sain ni pour l’Allemagne ni pour ses partenaires, obligés d’imposer des mesures d’austérité à leurs populations pour essayer de rivaliser avec nous.

De notre côté, nous avons sacrifié notre demande intérieure et d’ailleurs – ultime facteur expliquant notre balance commerciale si bénéficiaire – nos importations ont baissé. Or, un pays qui achète moins à l’étranger qu’auparavant n’est pas un moteur, encore moins une locomotive. C’est un frein.

Propos recueillis par Baptiste Touverey


Tweet de Jean-Luc MélenchonCompte du 7 décembre 2014

"Maul zu, Frau #Merkel ! Frankreich ist frei. Occupez-vous de vos pauvres et de vos équipements en ruines !"


Réactions d'internautes allemands, dans "Der Spiegel", au Tweet de Jean-Luc Mélenchon

Réaction de andreatv gestern, 16:43 Uhr

Frau Merkel sollte einmal daran denken, dass Deutschland mit seinem Sparprogrammen und beggar-thy-neighbor profitiert. Die Exportüberschüsse Deutschlands bezahlen unsere Nachbarn wie Frankreich mit eigenem Defizit.

Traduction : mme merkel devrait réfléchir que l'Allemagne a profité avec son programme d'économies et beggar-thy-neighbor. les excédents d'exportations de l'Allemagne ont été payés par nos voisins comme la France avec leur propre déficits.

Réaction de rudig gestern, 16:59 Uhr

die Franzosen werden nicht um Geld betteln, sie sind Nettozahler und profitieren bei weitem nicht so viel wie D von der EU. Vielleicht sollte man ab und zu etwas denken, auch Frau Merkel.

Traduction : les Français ne vont pas venir pleurer pour de l'argent, ils financent l'Europe et profitent bien moins de l'Europe que l'Allemagne. Peut-etre qu'on devrait reflechir de temps en temps, mme merkel aussi.

Réaction de chrimirk gestern, 17:01 Uhr

Frau Merkel schafft es in letzer Zeit, sich mit allen zu überwerfen. Jetzt mit den Franzosen. Statt Kooperation, wird Frankreich wie ein Dritt-Land behandelt. So wird das mit der EU und deren gewaltigen Problemen nix. Das nächste Land, das sich die entsprechende "Belehrung" abholen wird, scheint Italien zu sein. Deshalb: nur weiter so. Es wird schon. Die EU zerfällt, der Euro auch und einer wird sich freuen: W. Putin! Tolles Ergebnis.

Traduction : En ce moment Mme Merkel a réussi à se fâcher avec tous. Maintenant avec les Français. Au lieu de coopérer, la France est traitée comme un pays du tiers monde. ainsi l'UE et ses gros problèmes ne seront pas résolus. Le prochain pays qui va recevoir la même "leçon" semble être l'Italie. C'est Pourquoi  continuer ainsi, Ca va devenir bien. l'UE tombe en ruine, l'euro aussi et on va se réjouir: W. Putin! Super résultats.