Pierre-Yves Le Borgn n'en démord pas...

Il nous avait proposé de le rencontrer dans le courant du mois de mars en Allemagne"... Je n'aurai pas beaucoup de temps à vous consacrer, mais nous pourrons parler de votre cause que je soutiens..." C'est à peu près ce qu'il nous avait dit.

FINALEMENT, c'est le 5 mars dernier que nous avons une seconde fois été surpris par le candidat. Voici un extrait du courriel qu'il nous avait envoyé : "Mes prochaines réunions en Allemagne en mars auront lieu à Francfort (6), ...Munich (28).  Je serai à Munich avec Jean-Louis Bianco, député et ancien Ministre du Président François Mitterrand. Je suis persuadé que Jean-Louis Bianco serait sensible aussi à votre cause. Pourrions-nous peut-être convenir d'une rencontre à Munich?".

Pierre-Yves Le Borgn

C'est ainsi que nous avons pu nous entretenir pendant près d'une heure avec Pierre-Yves Le Borgn et Jean-Louis Bianco qui, même s'il se doutait de ce qu'il allait entendre, a été réellement choqué par nos témoignages, mais également par les histoires de Marie Galimard, Pierre, Natalie et Jean-Pierre pour ne citer qu'eux...

Lorsque l'idée de médiation entre parents français et allemands a été évoquée, nous n'avons pas manqué d'émettre de grandes réserves. La médiation serait une fois de plus l'occasion  pour l'Allemagne de ne pas remettre en cause sa politique et sa « justice » familiale.

Par ailleurs, nous avons tous appris, au cours de nos procédures respectives, ce que "médiation" et "collaborer" signifient pour le Jugendamt, les juges aux affaires familiales allemands, les psychologues (en Bavière, généralement ceux appartenant au "GWG") et tous les intervenants (ils peuvent être nombreux) dans le cadre de telles procédures.

La médiation qui  est une bonne chose dans un contexte de « justice équitable », ne pourra, à notre avis, être envisageable, que lorsque l’Allemagne acceptera de revoir sa conception toute particulière du « bien  de l’enfant ».

Pierre-Yves Le Borgn a alors tout de suite expliqué à Jean-Louis Bianco comment l'Allemagne détourne la finalité de l'arrêt Bruxelles 2 bis pour retenir sur son territoire, les enfants qui ont été enlevés par leur parent allemand.

D'autres thèmes ont été évoqués au cours du dîner qui a suivi au restaurant "Pompidou". Mais Pierre-Yves Le Borgn n'en démord pas. Il a encore une fois,  manifesté sa volonté de mettre fin aux enlèvements légaux d'enfants perpétrés en toute impunité par l'Allemagne et a déclaré : "Il faut agir maintenant. Ce sujet devra figurer à l’agenda de la première rencontre entre la Chancelière et le Président de la République à l’issue de l’élection présidentielle.".

Enfin, pour terminer ce compte-rendu sur un sourire, nous ferons remarquer que Pierre-Yves Le Borgn attire l'attention de ses lecteurs sur le nom du restaurant, le "Pompidou"... Nous préférons attirer l'attention des nôtres sur les fresques qui ornaient les murs, juste derrière notre table et un peu partout ailleurs dans le restaurant...

Jean-Louis Bianco