Vous avez rêvé, Monsieur le Député.

La commission ouverte du barreau de Paris du 22 janvier 2015, (date anniversaire du traité de l'Elysée) a été l’occasion pour Pierre-Yves Le Borgn, député des Français établis à l’étranger, d’informer les avocats sur « le problème allemand » en matière de droit familial et d’intérêt supérieur de l’enfant.

Si cela était nouveau pour les avocats parisiens présents ce soir-là, les pères et les mères non allemands qui ont perdu leurs enfants n’apprendront rien de plus en regardant la vidéo de cette commission et ils gagneront du temps en visionnant directement les extraits que nous avons sélectionnés.

Il n’y avait donc aucun intérêt pour nous à revenir sur cette rencontre que les intervenants allemands ont su rendre tellement soporifique (non-respect du temps de parole, mensonges, citation de jurisprudence hors sujet…)1 que le maître de conférences lui-même n’arrivait plus à cacher son ennui et son impatience.

Mais en réécoutant l’intervention du député Le Borgn, nous venons de réaliser que le discours que nos ministres nous servent depuis des décennies prend une toute autre signification lorsqu’il est servi à des parlementaires comme le député Le Borgn qui leur rend compte des histoires des centaines de parents qu’il rencontre à sa permanence.

Dans le premier cas, il n’est pas difficile de faire douter Monsieur et Madame Tout le Monde de la sincérité de quelques parents suffisamment obstinés pour obtenir un article dans un quotidien ou un reportage de deux ou trois minutes aux infos régionales. Dans le second on peut supposer que nos ministres pensent que M. Le Borgn n’a plus toute sa tête, mais ce qui est plus probable, c’est qu’on lui demande d’oublier cette histoire.

Vous avez rêvé Monsieur le député.

Voilà une réplique qui aurait bien sa place dans un film policier ou… un thriller politique non ?

Extraits que nous avons sélectionnés :

Intervention de M. Pierre-Yves Le Borgn'
Remarques de M. Pierre-Yves Le Borgn'
Intervention de Mme Marinella Colombo


1 En profitant de la courtoisie de leurs hôtes qui n’osaient pas les interrompre, les invitées ont monopolisé la parole, évitant ainsi toute question gênante, tout démenti et un débat qui les aurait mises dans une situation embarrassante. Elles ont, coutume allemande oblige, présenté les allemands comme des pauvres victimes.