Le combat de Rouennais pour faire revenir leurs enfants restés en Allemagne avec leur autre parent

Article paru le 15/06/2018 dans le journal Paris Normandie.

La conférence de presse a réuni plusieurs eurodéputés (dont Édouard Martin, PS), parents et médias locaux

Combat. Tandis que l’association rouennaise Enfants otages continue d’aider les parents ayant perdu la garde de leur enfant, des eurodéputés tentent de faire du bruit médiatiquement.

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En direct de l'Europe. Garde d'enfants dans les divorces binationaux : le Parlement européen se mobilise

Emission "En direct de l'Europe" sur Franceinfo, du 10 juin 2018, présenté par Anja Vogel.

En matière de garde d'enfants dans les divorces binationaux, les services de la jeunesse allemande sont particulièrement montrés du doigt, accusés de discrimination par la commission des pétitions du Parlement européen.

Face à une justice allemande, qui sous l'influence du Jugendamt (les services administratifs de la jeunesse) tranche quasi systématiquement en faveur du parent allemand, dans le but de maintenir l'enfant sur son territoire, la commission des pétitions du Parlement européen appelle les Etats membres et la Commission à prendre leur responsabilité.

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Conférence de presse sur le Jugendamt et le système familial allemand

Comme annoncé, le 29 mai dernier, nous étions au Parlement européen à Strasbourg, pour participer à la conférence de presse organisée par le trio d’eurodéputés Virginie Rozière, Eleonora Evi et Edouard Martin.

Si Eleonora Evi et Edouard Martin sont maintenant à nos côtés depuis plusieurs années pour dénoncer le système allemand et l’hypocrisie des pays membres (dont la France) de l’UE, Virginie Rozière a rejoint le duo en janvier 2017, date de son entrée à la Commission des pétitions. Un mois après son arrivée, elle défendait Séverine Breit, cette jeune maman dont l’enfant a été littéralement volé par le juge allemand.

A signaler également la présence non négligeable de Zdzisław KRASNODĘBSKI (Pologne), vice-président du Parlement.

Cette conférence avait notamment pour but de mobiliser la presse et d’obtenir une couverture médiatique la plus large possible. Ce fut un succès et ce n’est pas fini, même si une fois encore, on ne peut que regretter de ne pas avoir pu bénéficier d’une couverture nationale.

Elle a également été pour nous l’occasion de nous rencontrer, nous les parents victimes, puisque nous ne communiquions jusqu’à cette date, que par téléphone ou Skype.

Nous avons également réalisé l’interview d’une dizaine de parents que nous publierons après montage.

Un grand merci à nos eurodéputés et à leurs assistants, Mathieu Laurent (Virginie Rozière), Maxime Herrmann (Edouard Martin) et Chiara Giuli (Eleonora Evi), mais également à Yacine EL LAOUI Mohamed, Nicolaida Khier-Koskina (Commission des pétitions) et à Carlo Diana (Fonctionnaire PE) pour leur gentillesse et leur disponibilité.

Ses fils en Allemagne, il se bat pour ses droits

Article publié le 15/09/2017 dans le quotidien Ouest-France

Fabien Le Coutey regrette le manque de soutien du gouvernement français. |

Fabien Le Coutey se heurte depuis dix ans à l'office de la jeunesse allemande. Ses deux fils, français, vivent en Allemagne avec leur mère.

Une semaine à Noël, trois semaines durant les vacances d'été, une semaine à Pâques et un couloir d'appel le mardi soir. Ainsi se résument les droits de père de Fabien Le Coutey. Ses deux garçons, français, nés à Vannes, âgés de 15 et 11 ans, vivent en Bavière avec leur mère.

Il n'imaginait pas, en 2007, lorsqu'il se sépare de sa femme, française, qu'elle referait sa vie en Allemagne. En août 2008, elle franchit le Rhin avec ses fils, âgés de 6 et 2 ans. Il porte plainte au commissariat pour enlèvement. « On m'a conseillé de monter une équipe pour aller chercher mes enfants », se souvient-il.

Un bras de fer s'engage entre les deux parties, pendant environ huit mois, jusqu'au moment où l'on diagnostique au père de Fabien Le Coutey, une grave maladie. Éprouvé et fragilisé, le Vannetais signe un accord en 2009, qui lui octroie dix semaines par an avec ses enfants. Une décision qu'il regrette car, une fois le divorce prononcé en 2010, il n'a plus d'outils juridiques à sa disposition.

« Aujourd'hui, mon fils me rejette »

La donne change début 2016. Fabien Le Coutey est convoqué devant la justice allemande, car son fils aîné, 15 ans, ne souhaite plus le voir. Chose possible outre-Rhin, si l'adolescent est dans sa quatorzième année. Obligé de se présenter, au risque d'essuyer une amende de 1 500 €, le Breton est incapable de comprendre ou de s'exprimer dans la langue de Goethe. Faute d'aide juridique française, à dix jours de l'audience, l'association Enfants otages lui indique un avocat français, Me Revel. Installé en Allemagne, il est spécialisé dans le droit des familles.

Devant le tribunal, en mai 2016, le père apprend que ses fils ont été entendus par le Jugendamt (Office de la jeunesse allemande). L'avocat des enfants parle de « manipulation », en désignant la mère et son conjoint. Mais la justice allemande estime qu'il y a « trop de périodes de vacances chez leur père ». Sur les six visites, il n'en reste plus que quatre. Et l'aîné accepte de venir à Noël et aux grandes vacances. Sauf que... « cela fait un an et demi que je ne l'ai pas vu, il n'est pas venu. Et refuse le dialogue depuis le début de l'année, relate Fabien Le Coutey. Aujourd'hui il me rejette. » Sa crainte est de voir le même scénario se répéter d'ici deux ans, avec son deuxième fils.

L'homme de 49 ans oscille entre incompréhension et colère. « C'est lamentable, il y a une complicité de l'État français, qui se laisse faire par l'Allemagne. » Son crédo aujourd'hui est de faire connaître son histoire, mais pas uniquement, celles aussi des autres, des parents avec qui il entretient des échanges quasi quotidiens, via l'association Enfants otages.

« J'arrête de me battre contre le système allemand. Les enfants sont protégés par les lois allemandes, mais protégés de quoi ? On est traité comme des criminels. »

Éléonore Bohn

Rouen : quand le couple franco-allemand se déchire autour des enfants

Article paru le 02/07/2017 dans le journal Paris Normandie.

Karine Bachelier n’a plus revu sa fille depuis un an et demi. Son ex-mari l’élève en Allemagne avec sa nouvelle femme et lui refuse ses droits de visite (photo Boris Maslard)

Depuis sa séparation avec son conjoint allemand, Karine Bachelier a progressivement perdu tous ses droits sur sa fille. Elle a fondé à Rouen, en 2011, l’association Enfants otages pour aider les parents confrontés à des situations similaires. Malgré des règlements européens, l’Allemagne se réserve le droit de refuser une décision de justice prise par un autre État membre concernant, par exemple, la garde des enfants.

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Appuyer l'audition de Mme Colombo au sein du groupe de travail sur le jugendamt

Chers parents,

 

Le 29 septembre 2016 à Bruxelles, se réunira le groupe de travail sur le Jugendamt pour lequel nous nous sommes battus.

 

Malheureusement, encore une fois, on essaie d’exclure de ce groupe, la seule personne aujourd’hui capable d’expliquer le système allemand et les techniques juridiques employées pour détourner les règlements européens et internationaux afin d’écarter les parents non allemands lors de séparations.

 

C’est pourquoi nous comptons sur vous pour envoyer la lettre dont vous trouverez le modèle plus bas aux eurodéputés dont vous trouverez également la liste plus bas.

 

D’avance merci pour votre mobilisation.

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Une association de défense

 Article paru dans le quotidien « Le Républicain Lorrain - Metz » du 6 avril 2016.

Une association de défense

Un Noël pas comme les autres

Ces parents en Europe qui fêtent Noël autrement.

Vous avez rêvé, Monsieur le Député.

La commission ouverte du barreau de Paris du 22 janvier 2015, (date anniversaire du traité de l'Elysée) a été l’occasion pour Pierre-Yves Le Borgn, député des Français établis à l’étranger, d’informer les avocats sur « le problème allemand » en matière de droit familial et d’intérêt supérieur de l’enfant.

Si cela était nouveau pour les avocats parisiens présents ce soir-là, les pères et les mères non allemands qui ont perdu leurs enfants n’apprendront rien de plus en regardant la vidéo de cette commission et ils gagneront du temps en visionnant directement les extraits que nous avons sélectionnés.

Il n’y avait donc aucun intérêt pour nous à revenir sur cette rencontre que les intervenants allemands ont su rendre tellement soporifique (non-respect du temps de parole, mensonges, citation de jurisprudence hors sujet…)1 que le maître de conférences lui-même n’arrivait plus à cacher son ennui et son impatience.

Mais en réécoutant l’intervention du député Le Borgn, nous venons de réaliser que le discours que nos ministres nous servent depuis des décennies prend une toute autre signification lorsqu’il est servi à des parlementaires comme le député Le Borgn qui leur rend compte des histoires des centaines de parents qu’il rencontre à sa permanence.

Dans le premier cas, il n’est pas difficile de faire douter Monsieur et Madame Tout le Monde de la sincérité de quelques parents suffisamment obstinés pour obtenir un article dans un quotidien ou un reportage de deux ou trois minutes aux infos régionales. Dans le second on peut supposer que nos ministres pensent que M. Le Borgn n’a plus toute sa tête, mais ce qui est plus probable, c’est qu’on lui demande d’oublier cette histoire.

Vous avez rêvé Monsieur le député.

Voilà une réplique qui aurait bien sa place dans un film policier ou… un thriller politique non ?

Extraits que nous avons sélectionnés :

Intervention de M. Pierre-Yves Le Borgn'
Remarques de M. Pierre-Yves Le Borgn'
Intervention de Mme Marinella Colombo


1 En profitant de la courtoisie de leurs hôtes qui n’osaient pas les interrompre, les invitées ont monopolisé la parole, évitant ainsi toute question gênante, tout démenti et un débat qui les aurait mises dans une situation embarrassante. Elles ont, coutume allemande oblige, présenté les allemands comme des pauvres victimes.

Isabelle Soukiassyan et son association, un espoir pour les enfants « otages » en Allemagne

Article paru le 1er juillet 2015 dans ladepeche.fr

Isabelle dans les bras de son papa Armen fin avril au domicile de ses grands-parents avec Jocelyne Courtois, fidèle soutien de la famille durant ce combat de 4 ans pour ramener la fillette d'Allemagne. / DDM, J.R.

En avril dernier, après quatre années d'un bras de fer juridique entre France et Allemagne, la petite Isabelle Soukiassyan retrouvait les bras de son père Aremn à Albi. Jocelyne Courtois, fidèle amie de la famille Soukiassya, a voulu parler à La Dépêche du Midi de l'association « Enfants Otages » qu'elle a rejoint et des possibilités offertes par le retour d'Isabelle pour les milliers d'autres enfants binationaux toujours retenus illicitement en Allemagne.

Jocelyne Courtois, parlez-nous « d'Enfants Otages » ?

Cette association, dont le siège est à Rouen, est présidée par Alain Joly. Elle regroupe des parents souvent privés de leurs enfants depuis plusieurs années, retenus en Allemagne et qui ont choisi de se rassembler pour défendre l'intérêt supérieur des enfants et préserver leurs droits fondamentaux dans l'Union européenne.

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Après 18 mois de combat, Isabelle Soukiassyan enfin dans les bras de son papa

Un peu tardivement, « Enfants Otages» vous annonce qu'Isabelle a retrouvé son père le 24 avril 2015.
Après une escale en Belgique où elle a aussi de la famille, ce fut avec beaucoup de bonheur que ses grand parents à Albi, ont pu à nouveau serrer leur petite fille dans leur bras.

C'est une belle victoire plutôt encourageante, mais cela ne signifie rien. La conception allemande de l'intérêt supérieur de l'enfant n'a pas changé, les allemands ne font toujours pas d'enfants, le «Jugendamt sévit toujours et l'attitude de l'Allemagne ne nous permet pas d'être optimistes.

Bien entendu, la maman d'Isabelle peut appeler sa fille autant qu'elle le souhaite et il est déjà prévu qu'elles se voient sur skype le dimanche de 17h à 18h.

Merci à France 3 et à La Dépêche qui a suivis et soutenu la famille d'Isabelle.