Conférence du 12 décembre 2012 au Parlement Européen : Espoir ou déception ? (06. Une maman allemande)

Puis intervient le couple franco-allemand dont parlait Madame Colombo. C’est la maman qui est allemande qui prend la parole : «… Je ne suis pas d’accord avec vous lorsque vous dites que le Jugendamt ne fait pas que des choses mauvaises. Je viens d’entendre à la télé allemande il y a deux jours que le Jugendamt aura, à partir de janvier 2013, le droit, dans l’état de Badenwurtenberg, d’intervenir immédiatement dans les maternités pour retirer les enfants si par exemple, on l’informe d’un problème dans un couple.

Le Jugendamt n’existe qu’en Allemagne et vous ne pouvez pas dire : bon, la DASS fait certainement aussi des erreurs [i]… Le Jugendamt est protégé par toute la politique. Pour moi, le vrai problème, c’est le Jugendamt. Je vous demande vraiment de faire quelque chose contre ce système parce que ça ne peut pas continuer comme ça… On est des tas de parents ici qui se battent contre ce système depuis des années sans aucun résultat. On nous prend nos enfant, on nous prend notre argent, on devient pauvres ; le Jugendamt se fiche royalement des enfants et de leur bien-être. C’est comme ça en Allemagne, et c’est la vérité.

Monsieur Philippe Boulland répond une dernière fois avant de partir : « Je comprends tout à fait que vous puissiez avoir un avis tranché parce que votre défense passe par vos combats respectifs. Mais nous, nous ne pouvons pas afficher au Parlement européen et vis-à-vis de nos collègues européens ou au-delà du Parlement européen, une position aussi tranchée que celle que vous avez. Ce n’est pas possible. Donc si vous voulez tenir ce discours là à d’autres parlementaires qui se désintéressent complètement du Jugendamt, je veux bien, moi, je pense que je m’en occupe énormément, nous avons les mêmes perspectives, le même but et je suis là pour vous défendre, Madame Erminia Manzoni et d’autres parlementaires qui ont compris la problématique aussi. Le Jugendamt, c’est vraiment un problème intrinsèque à l’Allemagne, je suis tout à fait d’accord avec vous. Il faut trouver des solutions. Donc les solutions, moi je suis preneur de toutes les solutions que vous voulez. A notre stade à nous parlementaires, avec le travail législatif que nous avons à faire ou les recommandations ou les motions et tout l’arsenal législatif qui est en notre possession, nous sommes déjà limités. Mais si nous voulons un peu faire bouger les choses, il faut qu’il y ait de plus en plus de députés intéressés et concernés et interpellés par ces sujets là. Je suis tout à fait d’accord avec vous, mais je pense, je suis parlementaire, que de temps en temps, il faut mettre des nuances dans les propos. Mais sur le fond, je suis entièrement d’accord avec vous et je reste à votre disposition pleine et entière. ».

Poursuivre avec l'ntervention de Nathalie Griesbeck...

 


 

[i] Un bruit de fond a rendu quelques secondes de ses propos inaudibles.