Condamnée à vivre sans abri après avoir donné 3 enfants à l’Allemagne.

Merci de me soutenir en signant ce texte que j’enverrai aux autorités françaises (Consulat français à Francfort, Eurodéputés de la Commission des Pétitions du Parlement européen, Représentants des Français à l’étranger) en demandant leur soutien aussi face au système de justice familiale allemand pour qu’il arrête de me discriminer en raison de ma nationalité.

Je m’appelle Paule-Andrée et je suis sans abri depuis le 1er juillet 2017. Française, je suis enseignante au Lycée Français de Francfort depuis 14 ans. Je suis mariée depuis 21 ans à un allemand, directeur commercial d'une multinationale, à qui j'ai donné 3 magnifiques petites filles franco-allemandes. Je suis en instance de divorce depuis 2014. Je viens de faire l’objet d’une escroquerie perpétrée par le juge du tribunal de Frankfurt. Depuis le 3 septembre, je vis dans un camping-car sans chauffage.

A l’audience du mois de mai, le juge a sorti le grand jeu. Ne tarissant pas d’éloges à mon égard, il m’a convaincue de quitter provisoirement la maison dont je suis copropriétaire avec mon mari. Il me disait que cela devait permettre à ma fille aînée de préparer son baccalauréat hors du conflit conjugal et obliger mon mari à s’occuper enfin de nos enfants. Il lui a même ordonné de louer pour moi, un appartement à ses frais.

Je compris ensuite que j’étais tombée dans un véritable traquenard. Le lendemain de cet accord, je constatai que mon mari avait déjà changé les serrures de notre maison. Quelques jours plus tard, j’appris de mes enfants qu’il avait transféré toutes mes affaires personnelles dans un entrepôt à 40 km du domicile conjugal et qu’il hébergeait déjà sa maîtresse, une inconnue qu'il venait de rencontrer sur internet et qu’il imposait brutalement à mes trois filles (7 ans, 13 ans et 18 ans). Pendant deux mois, j’ai vécu dans une pièce de 30 m², avec simplement une plaque de cuisson en guise de cuisine et surtout SANS mes enfants.

Passée cette période, le juge a finalement considéré qu’étant donné que tout allait bien pour le père allemand, que sa maîtresse était installée depuis 2 semaines dans ma maison et que la maison avait été, de toutes les façons, débarrassée de mes affaires, il n’était donc pas nécessaire que je retourne habiter chez moi, avec mes enfants, dans ma maison dont je suis propriétaire pour moitié, avant que le divorce soit prononcé. Il a ajouté que mes enfants ne semblaient pas non plus trop traumatisées.

Ne comprenant pas ce qui m’arrivait, j’ai pris contact avec l’association « Enfants Otages » dont les membres m’ont expliqué que les juges allemands ne prononçaient jamais un divorce binational tant que le parent non allemand avait encore des droits parentaux sur ses enfants. Ce n’est qu’une fois qu’ils ont trouvé le moyen de lui retirer tous ses droits, qu’ils prononcent le divorce, en expropriant le parent non allemand. On m'a expliqué qu’il s’agissait pour les allemands, d’écarter tout risque que des enfants binationaux quittent le sol allemand, sans compter tout l’argent que cela rapporte (frais de procédures, honoraires d’avocats, de psychologues, plus tard les héritages…).

Je me rends compte aujourd’hui qu’ils disent vrai. En fait, tout est manigancé. Je viens d’être expulsée de ma propre maison pour que la maîtresse allemande de mon mari puisse y vivre en toute légalité et élever mes enfants à ma place. Ce qui n'est bien sûr pas le désir de mes filles. Ma fille de 14 ans qui vient d’être entendue par le juge allemand et la « Verfahrenbeistand » m’a dit qu’à la question « avec qui veux-tu vivre ? », elle a répondu qu’elle voulait vivre avec sa mère dans sa maison. Pourtant, cette réponse ne figure pas dans le compte rendu de l’audition qui se fait sans moyen de contrôle (pas d’enregistrement, sans le parent ni son avocat…). Ma fille ne ment pas et je ne l’ai pas manipulée, comme ils s’empresseront de dire. La suite, je la connais déjà. Bientôt, le juge allemand déclarera certainement qu’habitant dans un camping-car, je ne peux pas recevoir mes enfants dans de bonnes conditions et que pour leur bien-être, il vaut mieux que je ne les vois plus. j’ai fait appel du jugement, mais cela ne fera certainement que confirmer la volonté de ce pays, pays devenu pourtant le mien depuis 19 ans, de me spolier de ma maison pour pouvoir ainsi m’écarter définitivement de mes enfants, pour leur bien-être évidemment, comme ils diront.

Je veux rentrer chez moi. Ma fille aînée a passé son examen et il n’y a aucune raison pour que je reste loin de mes deux autres filles mineures (8 ans et 14 ans) qui sont choquées, qui ne veulent pas vivre avec une inconnue, qui ont besoin de moi et qui me réclament. Ma petite fille me dit pleurer tous les soirs.

Merci de me soutenir en signant ma pétition ici, mais surtout, en partageant aussi mon témoignage avec tous vos proches, amis et autres contacts.

Paule-Andrée

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